Safe Place
Formation de Facilitateur en Espaces collectifs Trauma-adaptés
Sept jours d'immersion du 4 au 10 janvier 2027.
Savoir ne suffit plus. Il faut l'incarner.
Tu as des outils. Une méthode. Une intention juste.
Et puis il y a ces moments. Quelqu'un tremble et tu ne sais pas si tu dois l'arrêter ou le laisser aller. Le groupe se referme d'un coup. Une personne prend toute la place. Une autre s'absente — le regard part, le corps reste, plus personne dedans.
Alors tu ramènes tout le monde à la respiration, et tu passes à la suite.
Ce n'est pas un manque de technique. C'est que personne ne t'a appris ce qui se passe dans un système nerveux — le tien, le sien, celui du groupe entier — quand ça devient vrai.
Tu connais ces moments..
Quelqu'un s'effondre en fin de séance et il reste dix minutes avant la fin.
Une personne raconte quelque chose de très lourd, le groupe se fige, et tu ne sais pas quoi faire de ce silence-là.
Un participant part loin. Il sourit, il dit que tout va bien. Tu sens que ce n'est pas vrai mais tu n'as pas les mots pour le nommer sans le brusquer.
Quelqu'un t'attaque, remet en cause ce que tu proposes, et tu bascules — tu te justifies, tu t'excuses, ou tu durcis.
Une personne devient dépendante de toi. Elle t'écrit entre les séances, elle attend, elle s'appuie. Tu ne sais plus où poser la limite sans l'abandonner.
Deux participants se percutent devant tout le monde.
Quelqu'un revient d'un état modifié et repart en voiture vingt minutes plus tard.
Tu sens que ton groupe pourrait aller beaucoup plus loin et tu n'oses pas, parce que tu ne sais pas ce que tu ferais de ce qui s'ouvrirait.
Aucun de ces moments n'est un problème.
Ce sont des moments qui s'accompagnent. Encore faut-il qu'on te l'ait appris.
Cette formation n’existe presque nulle part.
On enseigne beaucoup la théorie du trauma. On enseigne beaucoup d'outils.
Presque personne n'enseigne ce qui se passe entre les deux : ce que tu fais, toi, dans ton corps, dans la seconde où quelqu'un bascule devant vingt personnes.
Penduler. Réguler un collectif. Reconnaître une dissociation et ne pas passer à côté. Recevoir une régression sans devenir le parent. Tenir ton pouvoir sans en abuser.
C'est ce que j'ai passé dix ans à apprendre sur le terrain. C'est ce que je transmets ici.
Pour qui est “Safe Place ?”
Les (futurs) facilitateurs de Yoga, Breathwork, Cercles de parole, Danse, Méditation, Rituels, Coaching de groupe, thérapies…
Si tu tiens déjà des espaces et que tu veux qu'ils aillent plus profond et plus juste.
Si tu sens que la limite n'est pas dans ta méthode, mais dans ta capacité à tenir ce qui s'ouvre.
Si tu veux remettre l'humain au cœur de ta pratique.
Aucun prérequis de formation.
Validation sur candidature.
“La blessure se crée dans le lien
Et se répare dans le lien.
Ce que tu vas apprendre :
Penduler. Aller vers l'intensité, revenir vers la ressource, y retourner. Ne jamais laisser quelqu'un s'enfoncer dans ce qu'il traverse. C'est le geste central du travail avec le trauma, et c'est ce qui manque presque partout.
Réguler un groupe. Un collectif a un système nerveux. Il s'active, se fige, se contamine, se calme. Tu apprendras à le lire, et à agir dessus — par ta présence, ton rythme, ta voix, l'ambiance que tu composes, la géométrie même de l'espace.
Accompagner la dissociation. Le grand angle mort. Quelqu'un qui part n'est pas quelqu'un qui va bien. La reconnaître, la traverser avec la personne, la ramener — sans la brusquer, sans faire semblant de ne pas voir.
Recevoir la régression. Quand l'enfant remonte, il cherche une figure. Ni le père qui corrige et culpabilise, ni la mère qui sauve et fait à la place. Une autorité qui rend chacun à sa propre puissance.
Tenir le consentement et le pouvoir. On s'en remet à toi. Qu'est-ce que ça touche en toi ? Le transfert, la dépendance, les glissements ordinaires vers l'abus. Regardés en face, sans procès.
Quitter la place du sachant. Le savoir rassure celui qui le détient. Il ne soigne personne. Ce qui soigne, c'est une présence humble, un cœur ouvert, et quelqu'un qui reste quand ça brûle.
Ce sur quoi je ne transige pas :
Il y a des choses qui se font, dans nos milieux, et qui ne devraient plus se faire. Je les nomme ici parce que cette semaine est aussi une prise de position.
On n'ouvre pas ce qu'on ne sait pas refermer. Une émotion déclenchée sans accompagnement n'est pas une libération. C'est une négligence.
La catharsis n'est pas la guérison. Faire pleurer un groupe n'est pas une preuve de réussite. Parfois c'est même le contraire.
On ne touche personne sans demander. Et un « oui » donné en état modifié, en régression, ou par quelqu'un qui te met sur un piédestal, n'est pas un consentement libre.
On ne culpabilise pas celui qui ne lâche pas. Sa résistance le protège. Elle est intelligente. Elle mérite du respect, pas un forçage déguisé en encouragement.
On ne promet pas de guérir quelqu'un en un week-end. Ni en une semaine. On peut ouvrir un chemin. C'est déjà immense.
Le spirituel ne remplace pas la sécurité. Aucune intention élevée ne compense un cadre absent.
Si tu partages ça, tu es au bon endroit.
Le Fil Rouge de la semaine :
Le seuil. Le cadre, l'accueil, l'ambiance. Le consentement comme pratique continue, pas comme case cochée.
Ta présence. Voix, souffle, appui, regard, silence. Ce qui monte en toi quand ton groupe s'active, et comment ne pas y répondre. Rester dans ta propre sécurité pendant que tu tiens celle des autres.
L'autre. L'écoute et le miroir empathique. Voir derrière la blessure : ce que le symptôme protège, la loyauté à qui, ce qui cherche à être vu.
Les états intenses. Activation, dissociation, panique, régression. Lire l'état en quelques secondes. Orienter ou traverser — les deux gestes sont justes, pas au même moment.
Le pouvoir. Le transfert, la dépendance, les glissements. Puis la rupture et la réparation dans le groupe : ce qui distingue un espace vraiment sécure d'un espace simplement bienveillant, c'est ce qu'on fait quand ça casse.
Tenir. Tu ouvres, tu accompagnes, tu clôtures. Vrai groupe, vraies personnes, accompagné de près et repris avec précision.
Rentrer. Intégrer, cueillir, repartir. Ce qui est aussi une compétence.
Le rythme des journées
Un mélange de pratiques corporelles, systémiques, des exercices en petits groupes, des rituels, des espaces de paroles… ainsi que des temps de questions/réponses et des moments de reliance joyeux.
Avant la semaine
Quatre semaines en amont, un socle théorique PDF en ligne à ton rythme, pour que la semaine entière soit consacrée à l'expérience.
Dans un cocon magique en Haute-Savoie,
inspiré des traditions yogiques et indiennes.
Niché au cœur des Alpes françaises, entre Genève et Chamonix, Sanskriti est plus qu’une simple destination, c’est une expérience. Fondée par Prachi et Benoît, Sanskriti allie magnifiquement la richesse des traditions yogiques indiennes et l’élégance française, créant un sanctuaire pour ceux qui recherchent la paix, l’équilibre et l’inspiration.
Un dortoir de 8 places ainsi que 2 chambres partagées sont à disposition en pension complète.*
125€/nuit en dortoir en moyenne (tarifs à confirmer) à ajouter aux frais d’enseignement.
“Ce qui n’est pas mis en lumière dans une génération, sera porté par la suivante jusqu’à ce qu’il soit reconnu.”
— Bert Hellinger
Comment ça se passe ?
Sept jours en résidence, en petit groupe.
Un seul principe : on vit d'abord, on comprend après. Chaque compétence est traversée dans le corps après avoir compris la théorie : polyvagal, fenêtre de tolérance, mémoire traumatique, attachement.
Tu ne l'apprendras pas. Tu la reconnaîtras.
Tu vas y aller toi aussi :
C'est important que ce soit clair : tu ne viens pas observer.
Tu vas traverser tes propres espaces de vulnérabilité. Tu vas te retrouver, à un moment de la semaine, dans l'endroit exact où tes participants se retrouvent — activé, exposé, en train de ne pas savoir.
Ce n'est pas un effet secondaire. C'est le cœur de la pédagogie.
Parce que c'est de là, et seulement de là, que tu vas sentir dans ton corps ce que ça fait d'être bien tenu. Comment le cadre agit. Ce qu'un mot juste ouvre. Ce qu'un silence permet. Ce que fait une personne qui ne panique pas quand tu paniques.
Et ce que tu auras reçu, tu sauras le donner.
Deux choses se passent donc en même temps pendant ces sept jours : une transformation personnelle réelle, et un apprentissage précis pour tous les espaces que tu tiendras ensuite. Le groupe est le terrain. Ce qui se joue entre nous devient la matière du travail, en direct.
Les 3 sessions d’apprentissage se tiendront en présentiel de 9h30 à 18h, les :
- 23 au 26 février
- 27 au 30 avril
- 25 au 28 mai
Lieu : Sanskriti, 31 Rue du Bourg Dehors – 74950 Scionzier
La certification du 24 au 27 juin se tiendra à Annecy pour plus de facilité pour les personnes venant consteller (sans hébergement).
Tarif complet de la partie enseignement : 2990€*
Possibilité de paiement échelonné sur plusieurs mois.
*L’hébergement à Sanskriti est en supplément.
Inclus :
les 15 jours de stages sur les 5 sessions
les supports théoriques
un groupe WhatsApp pour rester en lien
ainsi qu’une supervision de fin de parcours quelques jours après la certification pour le debrief.
Seulement 12 places disponibles.
À très bientôt,
Aurore ✨